Mercredi matin, je ne me rappelle plus trop, comme d'habitude, une fois le réveil arrêté, j'allume la chaîne et me branche sur france info. Comme si c'était nécessaire de savoir ce qui se passe dans le monde avant de me lever ou peut être juste vouloir rester au lit en cas de fin du monde annoncée....Bah, je m'étire, baisse le volume et attends tranquillement le flash de 7 heures. oui, je mets volontairement sonner cinq minutes avant histoire de euh...histoire de quoi!
Ce matin la, le drame, Haïti, tremblement de terre d'une rare violence, je m'imagine ce bout d'île qui croule sous la pauvreté affronter cette catastrophe. Haïti, berceau du vaudou, le journaliste y fait d'ailleurs allusion: dans une cérémonie les zombies sont recouverts d'une sorte de maquillage gris cendre, cela fait partie du truc. Et la soudain, quand le reporter décrit ce qu'il voit , c'est la première image qu'il lui vient à l'esprit: le nuage de poussière qui se lève et ces haïtiens recouverts de poussière qui errent, hagards, tels des zombies. Imaginez un peu le choc pour mes frères des caraïbes, même le vaudou s'y met....
Toujours est-il que je n'ai pas eu besoin, pas voulu regarder des images du drame, tout m'est apparu si clairement ce matin là. Par la force des mots. Quand au reste? il est dommage d'attendre une catastrophe de cette envergure pour s'apercevoir que cette île crève doucement.
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