Dimanche caniculaire, 9h30, je traine sur le vide grenier, je passe vite, je regarde d'abord le visage des vendeurs (euses), et ensuite un coup d'oeil rapide au stand, voir si je trouve mon bonheur. Je suis parfois étonné que dans des petits villages j'arrive à mettre la main sur des maxis de nina hagen, voir sur un vieux best of de foreigner. Mais ça c'est le charme du vide grenier. Je ne m'attarde pas car il fait déjà 25 degrés, je discute avec un marchand qui a une bien belle collection de disques, j'en profite pour lui dire ce que je cherche, des trucs dont il n'a jamais entendu parler et pourtant le bonhomme est connaisseur. Bah, tant pis, je suis satisfait de mes trouvailles du jour qui m'auront coûté en tout et pour tout quatre euros cinquante. Je ne peux m'empêcher de penser à ses bacs de vinyls neuf que vous pouvez trouver à nouveau en magasin, entre 20 et 28 euros. Et puis la journée se poursuit sur le mode hibernation, au frais. Je repense à ma soirée d'hier et ces discussions stériles qui le deviennent encore plus après quelques verres ( litres?) de vin. Et puis c'est déjà dimanche soir, minuit vingt six, pas envie de dormir, pourtant demain matin je reste au lit. Cela ne change pas, pourtant de nouvelles perspectives arrivent, enfin ça va bouger, je devrais me voir confier de nouvelles tâches, abandonner celles qui ne me plaisaient pas et voir les belles promesses enfin se concrétiser. Je pense aussi a mon vieux pote qui m'a laissé deux messages ce week-end et que je n'ai même pas pris la peine de rappeler. Une naissance ça change plein de choses, même pour les proches, et s'il n'y avait qu'avec lui...
Mais il est tard, je vais aller me replonger dans mes livres afin de m'évader un peu de cette réalité immuable qui pour certaines choses n'est pas prête de changer.
"can you see the real me? doctor, doctor"
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